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Growing Africa's Agriculture

Lancement d’une collaboration historique pour offrir aux exploitants africains des technologies, une infrastructure et un financement

Danilovich de la U.S. Millennium Challenge Corporation et Annan de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique signent une initiative novatrice à Washington DC

Washington, D.C (le 11 juin 2008) — Deux des plus grands organismes au monde offrant des dons pour le développement agricole en Afrique ont réuni leurs efforts ce jour dans le cadre d’un plan pour aider les pays africains à s’attaquer à la pauvreté et à la faim en adoptant des solutions avisées et durables pour améliorer la productivité et les revenus des petits exploitants et des ménages ruraux pauvres.

Cette collaboration sans précédent allie les forces et les compétences de la Millennium Challenge Corporation (MCC) du gouvernement des Etats-Unis et celles de l'Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA). Le plan a été signé par le PDG de la MCC, l'Ambassadeur John Danilovich, et par l’ancien secrétaire général des Nations Unies et Président de l'AGRA, Kofi A. Annan.

L’Afrique est confrontée à d’immenses défis pour transformer son secteur agricole qui emploie la majorité de la population. Cependant, l’absence d’infrastructure adéquate freine le potentiel de croissance agricole. Actuellement, l’Afrique possède une infrastructure moins développée que l’Asie lorsqu’elle a entamé sa révolution dans les années 1960 et 1970. Combler ce déficit au niveau de l’infrastructure permettra d’accélérer la révolution verte en Afrique.

« Les investissements de la MCC dans l’agriculture et dans l’infrastructure publique comme les routes et l’irrigation viennent s’ajouter aux investissements de l’AGRA qu’ils complètent, offrant aux pauvres des régions rurales des semences, des engrais, des marchés et des politiques en faveur des pauvres afin d’accroître leurs revenus et leur production », a déclaré Danilovich. « Notre objectif mutuel est de mettre en place une approche exhaustive et durable du développement agricole qui investit dans les solutions à long terme pour mettre un terme à la pauvreté et à la faim. »

L'annonce arrive au moment où la crise alimentaire mondiale exacerbe la faim et la pauvreté déjà répandues en Afrique. Plus de 200 millions de personnes souffrent de faim chronique, et 33 millions d'enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition.

« Les collaborations comme celles-ci sont essentielles pour apporter des solutions à long terme à la crise alimentaire, » dit Annan. « Il nous appartient en tant que fervents adeptes du développement agricole d’approcher le développement agricole sous un angle différent de celui adopté dans le passé, afin de réaliser des progrès sur le terrain. »

Pour commencer, les deux organismes axeront leurs efforts conjoints sur trois pays : le Ghana, Madagascar et le Mali. Lorsque les résultats seront probants, ils pourront étendrent leurs efforts à d’autres pays éligibles.

L’AGRA est une organisation créée en 2006, basée sur des partenariats, qui travaille avec les petits exploitants à travers l’Afrique pour améliorer rapidement et durablement leur productivité et affranchir des millions des personnes de la pauvreté. L’AGRA a déjà investi 330 millions de dollars US pour apporter des solutions aux problèmes de la chaîne de valeur agricole : les semences, la fertilité des sols, l’eau, ainsi que le développement des marchés, l’enseignement en agronomie et les questions de politique. Elle pense effectuer des investissements beaucoup plus importants dans les années à venir.

La MCC, un organisme gouvernemental des Etats-Unis conçu pour travailler avec les pays en voie de développement, a été créé en janvier 2004 avec pour mission de réduire la pauvreté dans le monde en encourageant une croissance économique durable. La MCC part du principe que l'aide est des plus efficace lorsqu’elle renforce la bonne gouvernance, la liberté économique et investit dans les personnes.

La MCC a signé des accords de dons pour lutter contre la pauvreté avec 16 pays, pour un montant de 5,5 milliards de dollars. Sur ce montant, les investissements agricoles et ruraux entièrement financés s’élèvent à environ 2,8 milliards de dollars au niveau mondial, dont 1,7 milliard de dollars investis à ce jour dans le développement agricole en Afrique.

La MCC et l'AGRA oeuvreront de concert pour identifier concrètement les projets et les activités que devront entreprendre des pays africains ciblés pour encourager une large croissance agricole et réduire la pauvreté. Cinq secteurs d'activités complémentaires sont envisagés:

 

  1. La construction de routes, l’irrigation et toute autre infrastructure liée à l’agriculture ;
  2. Faire avancer la recherche agricole, la multiplication des semences et la distribution des intrants et des technologies aux petits exploitants ;
  3. Améliorer l’accès au financement des exploitants, des groupes d’exploitants et des industries agro-alimentaires ;
  4. Améliorer l’infrastructure du marché, le stockage à sec et le stockage froid, la transformation des denrées alimentaires et d'autres systèmes apportant une « valeur ajoutée » ; et
  5. Œuvrer pour créer un environnement politique en faveur des pauvres plus propice à la croissance agricole interne, l'investissement et au commerce.

 

« Chacun de ces secteurs est essentiel pour affranchir les petits exploitants de la pauvreté et les mettre sur le chemin de la prospérité », dit Annan. « Aujourd'hui, les efforts de nos fermiers sont contrecarrés par leur incapacité à avoir accès à des semences et à des engrais de qualité et au financement. L'agriculture africaine dépend à 95 pour cent de précipitations ; et les agriculteurs perdent en moyenne 40 pour cent de leurs récoltes après la moisson. Nous avons besoin de technologies améliorées pour une utilisation plus efficace de l’eau ; pour une infrastructure de marché améliorée ; et pour asphalter les routes afin que les agriculteurs puissent faire parvenir leurs récoltes au marché. »

Au Ghana, l'AGRA et l’autorité publique ghanéenne de développement du millénaire ou MiDA (créée pour mettre en place les dons de la MCC au pays) entameront un dialogue public-privé avec les parties prenantes de l’industrie semencière à propos de la politique actuelle des semences afin de réunir un consensus sur les mesures de réforme qui seront le mieux à même de permettre aux entreprises semencières privées et aux institutions publiques d’améliorer la distribution et l’utilisation de variétés améliorées dans les champs des agriculteurs. L’AGRA et le MiDA sont en train d’élaborer des plans pour coordonner la multiplication et la distribution des semences (maïs, sorgho, millet, niébé et soja), la multiplication du nombre d'agro-commerçants et les interventions financières au niveau des zones rurales dans les zones ciblées par le MiDA.

A Madagascar, où les rendements du riz demeurent parmi les plus bas au monde, l’utilisation des engrais représente le douzième de la moyenne africaine ( qui représente elle-même le dixième de la moyenne mondiale), l’AGRA et MCA-Madagascar (l'entité créée pour mettre en place les dons de la MCC au pays) utiliseront les Agriculture Business Centers (Centres d’affaires agricoles) financés par la MCC dans au moins trois zones agricoles pour élargir les systèmes de multiplication et de distribution des semences (riz, maïs et haricots beurre), ainsi que la disponibilité de mélanges appropriés d’engrais qui atteindront plus facilement les ménages agricoles, et pour leur offrir des intrants et des conseils.

Au Mali, l’AGRA axera ses investissements sur la recherche sur les cultures, le développement de semences, et la création d’un réseau d'agro-commerçants pour inclure la région d'Alatona, où l'investissement de la MCC est axé sur l'élargissement des systèmes d'irrigations aux petits exploitants. L’AGRA et la MCA-Mali travailleront à mieux utiliser leurs investissements respectifs pour la multiplication et la distribution de légumes résistants aux maladies et d’autres variétés de cultures améliorées, et également pour explorer de nouvelles voies pour accroître les capacités du secteur privé dans l’infrastructure de marché et les systèmes post récolte et la transformation apportant une valeur ajoutée.

« Dans ces pays, des investissements importants dans l'agriculture sont essentiels pour leurs stratégies d’allègement de la pauvreté. Je suis heureux d’être associé à l’AGRA pour définir un cadre de collaboration future afin d’aider certains des pays les plus pauvres du monde à trouver des solutions économiques à long terme à leurs plus gros défis », a conclu Danilovich.

 

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A propos de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA)
L’AGRA est un partenariat dynamique œuvrant à travers le continent africain pour aider des millions de petits exploitants et leurs familles à s’affranchir de la pauvreté et de la faim. Les programmes de l’AGRA proposent des solutions pratiques pour augmenter la productivité des exploitations agricoles et les revenus des pauvres tout en protégeant l’environnement. L’AGRA favorise les politiques qui appuient son œuvre à tous les niveaux importants de « la chaîne de valeur » de l’agriculture africaine : les semences, la fertilité des sols, l’eau, ainsi que les marchés, et l’enseignement en agronomie.

Kofi Annan, ancien secrétaire général des Nations unies est président du Conseil de l’AGRA. Le Dr A. Namanga Ngongi, ancien Directeur exécutif adjoint du Programme alimentaire mondial des Nations Unies est Président de l’AGRA. Bénéficiant du soutien de la Fondation Rockefeller et de la Fondation Bill & Melinda Gates, l’AGRA a des bureaux à Nairobi au Kenya et à Accra au Ghana. Pour de plus amples informations, allez sur www.agra-alliance.org.